Son œuvre

UNE CRÉATION

OU LE SON OCCUPE LA PLACE CENTRALE

Création Suite pour percussions, Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine (TnBA), Bordeaux, 2007 (Crédit photo PF)

La création de ses instruments
et de sa musique

« Je suis soumis au son » J. C.

Jacky Craissac est précurseur d’une esthétique nouvelle alliant avec génie caractère ancestral et acoustique contemporaine.

Ses instruments, véritables « sculptures de son », sont conçus sans plan ni modèle, seulement à partir de l’acoustique de matériaux naturels, des harmoniques, des infrabasses du métal, du bois et des peaux animales et des mélodies.

« C’est le son qui m’amène vers la matière.
C’est le son qui va lui faire prendre forme.
Et c’est le son qui va me faire jouer.
Je n’ai pas de programmation…
Je ne suis pas quelqu’un qui recherche… ce son ou tel autre. Je ne sais pas ce qui me pousse à aller vers la matière…
Pas de pensée, un état où l’énergie est le seul support. »
(p. 39 Jacky Craissac le silence est un son, éd. Le Castor Astral, 2017 / Parcours de vie de Jacky Craissac)

Sa musique est sans transcription. Elle ne fait partie d’aucun système de notes appartenant à la gamme occidentale.

« Ma musique est une création, sans transcription. Elle est acoustique. N’en font partie aucun système de notes appartenant à la gamme occidentale, ou tout au plus, certaines cellules et mélodies rythmiques ou non-rythmiques. Je travaille sur le son de la matière, des peaux, du bois, du métal et leurs harmoniques. Les sons m’entraînent sans cesse pour exprimer l’émotionnel. C’est un état d’hypersensibilité très particulier, qui crée parfois une mélodie. »
(p.67 Jacky Craissac le silence est un son, éd. Le Castor Astral, 2017 / Jacky Craissac par Jacky Craissac

Ses instruments comme sa musique sont créés dans l’instant présent.

Chaque concert est unique.

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Son école d’expression artistique de transmission orale Son et Rythme de 1970 à 2010

« Les règles du son et du rythme sont à découvrir par leur vécu grâce à la transmission » J. C.

Renommé pour son approche pédagogique, il est précurseur d’une pédagogie ancestrale qui privilégie l’instant présent, l’émotion, l’expression et l’improvisation.

Une approche non académique qui permet de développer notre hypersensibilité.

Dès les années 70, Jacky Craissac monte sa propre école sur la base d’une conception globale de l’individu où corps et esprit sont étroitement liés.

Grâce à sa clairvoyance, il commence par proposer des cours et des stages de rythme intérieur parce qu’il est conscient qu’il faut développer l’expression avant d’aborder la technique et la théorie.

Au fil de son expérience, Jacky Craissac observe que les personnes arrivent de plus en plus stressées :
« Les corps sont raides et lourds, l’écoute et la concentration difficiles, l’expression est impersonnelle et stéréotypée. »

Il perçoit la nécessité de faire un travail artistique authentique qui passe par la prise de conscience de soi.

Peu à peu se développe et se confirme en lui ce qu’il nomme un travail artistique de l’humain.

Il s’agit avant tout de reprendre contact avec son propre corps, de renouer avec sa sensibilité naturelle trop souvent réprimée par les conditionnements de tous ordres afin de guider chacun vers les portes de sa propre expression.

Son esprit créatif invite, grâce à de nombreux supports, à des exercices toujours nouveaux qui sont autant de nouvelles découvertes sur le chemin de la connaissance de soi.

« Pas de programme, pas de but, pas de niveau requis mais le temps nécessaire donné à chacun pour faire sa propre découverte. »

L’improvisation sous toutes ses formes, qu’elle soit rythmique, sonore, corporelle, verbale ou vocale, occupe une place de plus en plus grande.

Cette conception où l’art est associé à un travail sur soi n’appartient pas aux origines de la culture occidentale.

Jacky Craissac est conscient des effets naturels du son et du rythme sur la santé de l’individu et de cette pratique qui s’inscrit dans une perspective de prévention.

« Tout cela dit-il ne s’apprend pas. Cela se transmet.
Le travail avec le son et le rythme, c’est la vie du soi, ce qui permettra de développer l’expression artistique, de se situer autrement face à un environnement familial et professionnel, de cultiver une hygiène de vie
.
L’individu est un art de vivre »

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De nombreux écrits et aphorismes

Jacky Craissac nous plonge au cœur d’un langage issu de la transmission orale.

Artiste visionnaire, ses écrits expriment son héritage ancestral ; d’autres relèvent de la philosophie, de la métaphysique et de ses découvertes sur l’être humain.

Une partie d’entre-eux a été publiée dans le premier ouvrage sur son œuvre Jacky Craissac le silence est un son aux éditions Le Castor Astral en septembre 2017.

La seconde partie, sur son enseignement, sera publiée prochainement chez le même éditeur.

Dans le recueil de sa conférence, Jacky Craissac présente son école artistique de transmission orale Son et Rythme à travers ses textes et pensées où expression, transmission orale, son et rythme, dépendance et indépendance… sont des mots-clés.

« Pour moi, il y a en effet deux écoles différentes :
– l’école du savoir qui est un enseignement,
– et l’école de la connaissance qui est une transmission…

C’est le son qui me fait créer.
J’ai transmis la musique, je ne l’ai pas enseignée..
. »
(p. 111 Jacky Craissac le silence est un son, éd. Le Castor Astral, 2017 / Jacky Craissac par Jacky Craissac / Une école artistique différente)

Un univers de couleurs

Jacky Craissac vit dans un univers de couleur, autant à travers le son qu’à travers ses peintures et son lieu de vie.

Y apparaissent des éléments de la symbolique universelle que l’on peut observer dans différentes civilisations, par exemple la roue, des couleurs franches telles qu’on pourrait les trouver dans la culture tibétaine.

« Les couleurs sont très importantes pour moi. J’ai besoin de ces couleurs vives. Cela a été une découverte.

Je n’ai pas pu recevoir d’influence à partir de moment où je n’ai pas eu une enfance dans le milieu maternel.

Alors c’est quand même curieux. Mais j’aime bien être dans cet instant de ne pas savoir.

On vit quelque chose, mais on ne sait pas.

Alors ces couleurs, j’en ai besoin. »